22.6.07

C’est l’heure des transferts… et des vacances !

Comme chaque année en juin, c’est la valse des transferts. Pause oblige, c’est aussi la période durant laquelle ma femme et moi prenons nos vacances, sauf pendant la Coupe du Monde ou l’Euro évidemment, quoique passer un mois avec les frères Degen c’est aussi des vacances, mais plutôt mentales. On part dix jours aux Canaries avec un package Helvetic Tours, je me réjouis car j’adore cette île sauvage : on y mange très bien, ils servent les meilleures saucisses et choucroutes d’Europe. Et comble du bonheur, je connais un restaurant zurichois qui fait d’excellentes salades de cervelas. Il faut se changer les idées de temps en temps, en tout cas moi j’adore le dépaysement ! Je ne comprends pas ces gens qui restent toujours à la maison et qui ne sont pas ouverts aux autres cultures.

Sinon, parlons des transferts… Xavier Margairaz a donc signé en Espagne, à Osasuna. Lui qui était habitué à gagner avec le FC Zurich, il va apprendre à perdre avec Osasuna… Xavier choisit apparemment aussi mal ses clubs à l’étranger que son coiffeur ! Tu as vu sa dernière coupe de cheveux ? Quand on l’a vu arriver dans le vestiaire on a tous pris peur, on a eu l’impression que Micheline Calmy-Rey s’était échappée du zoo !

Strellette revient lui en Suisse… Après avoir été relégué avec le FC Cologne et sacré champion d’Allemagne sans jouer avec Stuttgart, le grand pin revient au FC Bâle la queue entre les jambes. Le point positif, c’est qu’il va peut-être enfin jouer plus que les 15 dernières minutes d’un match. Le point négatif, c’est que Rakitic ne risque pas d’opter pour la nationalité suisse quand il va se rendre compte que Strellette est notre avant-centre pour l’Euro…

Enfin, un autre «gros» transfert, c’est bien sûr celui de Bernard Challandes à Zurich. Après avoir endormi les téléspectateurs de la TSR avec ses analyses pendant les soirées Champion’s League, il va endormir les supporters du FCZ avec son jeu frileux… Bon, je rigole, je l'aime bien le Challandes avec sa grosse voix et en plus il a fait du bon boulot avec les jeunes. Ah son coup du champagne dans les vestiaires était fabuleux, fallait y penser ! Mais il s’est quand même mis dans un sacré bourbier. Devenir entraîneur du FCZ aujourd’hui, c’est comme accepter d’être le président du Lausanne-Sport : on est sûr de repartir de zéro, mais les deux derniers titres et la pression en plus !

Allez, l’avion part cet après-midi et je dois vite passer à la Migros. Ma femme Alice m’a fait une check-list : dentifrice et crème solaire M-Budget, du Cenovis pour les tartines au petit déj’, cinq paquets de Minipic pour les petites faims et notre péché mignon : le Caprice des Dieux, c’est un peu cher mais qu’est-ce que c’est bon !

12.6.07

Une journée à la Jungfrau et une bonne surprise...

Un match à la Jungfrau, ça c'était une bonne idée ! Moi j'adore la Jungfrau ! On y va au moins une fois par année avec ma femme. Faut dire qu'avec les points Mondo et une bonne action des CFF, ça nous fait une journée à 30 francs par personne, saucisses et frites comprises. Alors t'imagines bien qu'un match à la Jungfrau, c'est du pur bonheur pour moi ! Je salue donc l'initiative du comité d'organisation pour cette sympathique journée à une année de l'ouverture de notre Euro. Le lancer de drapeaux devant un ballon géant en glace, c’était fabuleux, j'en avais presque la larme à l'oeil. La dernière fois que j’ai eu une telle émotion, c’est lorsque ma femme m’a annoncé qu’elle avait reçu deux billets gratuits pour «Art on Ice» avec Stéphane Lambiel et Denise Bielmann.

En tous les cas, en deux fois dix minutes, on ne peut pas dire que je me sois rassuré sur la valeur de mon équipe. Quand tu vois Laudrup à bientôt 40 ans faire des tours de passe-passe à Degen, tu te dis qu'ils n'ont pas appris à jouer au foot dans la même école ces deux-là...

En rentrant j'ai eu une bonne surprise. Blaise N'Kufo accepte ma proposition. Autant te dire que je le vis comme un soulagement ! Je t’avais expliqué pourquoi Blaise était parti dans un précédant message, faudra que je veille maintenant à sa bonne intégration. Vogel n'étant plus là, les trois quarts du chemin sont faits. Faut encore que je parle à Magnin. Il paraît que Ludo a ouvert les paris entre Djourou et N'Kufo et a lancé le concours de la «liane d’or»... Qu'il est con celui-là, l’humour germanique ne lui réussit pas trop. Tu penses bien, envoyer un mec du Gros de Vaud en Allemagne, il ne va pas revenir en te récitant du Verlaine... mais plutôt en te rotant sa Löwenbräu à la figure et en te chantant du Ramstein.

D'ailleurs, j'imagine que ça va faire quelques heureux du côté de Lausanne de voir le grand Blaise de retour sous le maillot national. Peut-être qu'enfin, les Romands vont se sentir concernés par l'Euro ! On ne peut pas dire que les politiciens locaux garantissent la promotion de l'événement, ni que les habitants font preuve d’un grand engouement pour le moment. Mais bon, on connaît les Welches, ce sont des événementiels qui vont tous se ruer à l’Euro en juin 2008 alors qu’ils seront peut-être moins de 15'000 à la Praille contre les Pays-Bas...

6.6.07

Nein ! Je ne suis pas mort... et la Nati non plus !

SUISSE - ARGENTINE 1-1 (0-0)

Grüezi ! Ca faisait longtemps, hein ? Faut m’excuser mais avec la nouvelle politique de communication de l’ASF, c’est désormais la loi du silence. Un seul mot d’ordre : parler le moins possible à la presse et au public. Il paraît que c’est une technique qui a fonctionné pour la France et l’Allemagne avant leur Coupe du Monde, on a donc décidé de l’appliquer aussi. D’un côté ça évite à Mimi de l’ouvrir à longueur de journée et de nous bassiner avec ses théories de docteur genevois… Depuis que cette nouvelle règle est instaurée, Mimi s’est même acheté un perroquet, il se murmure qu’ils passent des soirées ensemble à bavarder... Je me demande qui répète l’autre ? Bref, tu penses bien que mon blog n'est pas très bien vu par les instances toutes puissantes de l’ASF, c’est donc la raison de mon silence ces derniers temps.

Et puis bon, autant te dire qu'avec tout ce qu'il m'est arrivé, je n'avais pas trop envie d'écrire. Je me suis beaucoup promené avec mon chien Marius, j'ai bu la soupe à la courge de ma femme et me suis refait l'intégrale de Derrick, un vrai retour aux sources ! J'ai même interdit à Gygi de m'appeler, je n'en pouvais plus de ses déprimes de pauvre remplaçant de deuxième division française.

Il y a eu un match samedi, je me dois de reprendre la plume. On a donc fait 1-1 contre l’Argentine, l’une des meilleures équipes du monde. Bon, faut reconnaître qu’on a eu pas mal de chance… Tout d’abord un orage s’est abattu sur St-Jacques au coup d’envoi. Comme si le ciel était avec nous… Vu qu’il était impossible de faire deux passes de suite sur ce terrain détrempé, mes joueurs étaient très à l’aise. Tu penses bien, le match devenait du coup 2% technique et 98% physique… Bref, il suffisait de taper dans la balle un peu n’importe comment et le ballon avançait au petit bonheur la chance… Inler, qui avait fait bébé nageur, était même en état de grâce… J'ai chargé Ludo de labourer la moitié gauche du terrain. Je ne sais pas si t'as vu le match, mais autant dire que de ce point de vue là, il a largement mérité le brassard ! Il a passé la cisaille autour des tibias des meilleurs Argentins. Une chose est sûre : si Ludo avait été aussi précis dans ses centres que dans ses tacles, nous aurions marqué deux ou trois buts de plus !

Sinon, j’ai donné sa chance à Benaglio… Le Zubi est bien gentil mais ce n'est pas en jouant en Challenge League qu'il va s'améliorer. Quand tu vois que les attaquants adverses s’appellent Malgioglio, Drago ou Treand, tu te dis qu’il ne sera pas prêt en juin 2008 à affronter les Henry, Klose ou Inzaghi ! J'ai donc succombé à la vox populi et fait jouer Benaglio. On a passé la semaine avec Bubu à muscler sa jambe droite et à faire des dégagements aux cinq mètres en espérant qu'il serait capable de sortir le ballon de ses seize mètres. Et ben oui on a réussi. Par contre, on n'a pas eu le temps de régler les degrés et Benaglio a passé son match à arroser les tribunes. Et je ne te parle même pas de sa sortie aérienne manquée dans ses deux mètres qui avait le poids d'un but. Honnêtement ce n'est pas gagné. J’en suis presque à regretter Jörg Stiel…

Le match a donc ressemblé à une partie de water-polo en première mi-temps… A ce jeu là on était les meilleurs… Malheureusement il a arrêté de pleuvoir vers la 30ème et le terrain était donc plus sec en seconde période. Les Argentins ont pris le dessus… Il leur a fallu quatre minutes pour mettre le premier goal. C’était logique. Ce qui était également logique, c’était le mauvais placement de Ludo. Quand tu penses que Ludo est champion d’Allemagne, tu te rends compte que la Bundesliga est vraiment un championnat de buses. Franchement, tu mettrais Henchoz, Barea, Zellweger et Quentin en défense centrale dans l’un des 18 clubs de Bundesliga, je suis sûr qu’ils finiraient meilleure défense !

Menés 1-0, on ne faisait pas trop les malins. Pour revenir il fallait soit un miracle soit un auto-goal … Résultat, on a eu un mélange des deux… Tu as vu ce but ? Même dans le Watts d’Eurosport, on ne voit pas des actions aussi burlesques ! Une tête de Margairaz à l’aveugle suivie d’un mauvais contrôle de Barnetta, un Argentin dévie le ballon du bras sur Strellette qui marque du pied gauche alors qu’il revenait d’une double position de hors-jeu ! Décidemment, le ciel était avec nous ce soir-là…

Allez, je me promets des jours meilleurs et continue à croire en mes joueurs. Finalement, la Grèce a été championne d’Europe avec Nikopolidis aux goals et Charisteas en attaque, alors pourquoi pas nous avec Benaglio aux bois et Strellette en buteur de la nation ?

30.3.07

Les jolies colonies de vacances...

Bon… je vais quand même revenir sur ces vacances en Floride. Ce n’est pas un scoop, ce fut un véritable désastre. A tous les niveaux. Sportif d’abord : il faisait trop chaud pour s’entraîner en Floride, tu aurais dû voir Magnin qui ne supporte pas le soleil. Après trois minutes d’entraînement, il était au bord de l’apoplexie, la gueule rouge comme s'il avait skié toute la journée à Zermatt sans mettre sa crème écran total 50 ! Dans ces conditions-là, les matches ne pouvaient être que catastrophiques… Surtout que j'ai à faire à une bande de motivés ! Dans le vestiaire c'est comme si on jouait la Tchetchénie par -20 degrés ! On était en Floride en plein été, ils veulent quoi les mecs pour avoir la motivation ?!?
On a donc réussi à péniblement battre l'équipe C de la Jamaïque et encore, je me demande si ce n'était pas des volontaires de l'armée que l'on n'a pas voulu en Irak et qu'on a placé dans cette équipe parce qu'ils respiraient la Ganja à trois mètres… Contre les Colombiens, on a reçu une leçon de football, trois goals et une dizaine de coups de soleil… Bref, mes gars supportent autant le soleil que la pression lors des tirs au but. Notre prochaine colonie de vacances, on ira la faire dans le nord, j’ai déjà prévenu Pierre Benoît, ca leur apprendra à jouer aux divas !

Ce fut un désastre sportif mais aussi relationnel : l’ambiance entre nous fut détestable. Müller a tiré la gueule tout le voyage parce que son copain Vogel n’était pas là. Un jour on a fait une visite des Everglades dans le sud de la Floride, il nous a tellement gonflé qu’on a hésité à le balancer dans les marécages au milieu des alligators ! Le Müller au naturel n’est déjà pas un joyeux luron, je te laisse imaginer sa tête quand il commence à bouder dans son coin. On dirait ma femme quand je n'aime pas sa soupe à la courge ou mon chien Marius quand je ne le caresse pas pendant Derrick ! Sinon les frères Degen nous ont bien gonflé aussi… Ils se sont plaints toutes les vacances parce qu’on n’était pas allés à World Disney ! Finalement on s’est cotisé pour leur acheter un billet… Ces cons ont passé une journée au parc mais ne sont pas revenus ! On a envoyé Frei le capitaine-flamme les chercher. Heureusement il a été plus efficace que lors des matches et il les a retrouvé, les deux gamins, ils étaient en train de draguer Cendrillon dans le Magic Kingdom…

Bref, mauvaise ambiance dans le vestiaire, même Vonlanthen a pété son câble… Après le match contre la Colombie il s’est mis à pleurer en disant qu’il n’aurait jamais dû choisir la nationalité suisse… Là Ludo lui a lancé : «Ben c’est sûr que si aujourd’hui tu jouais pour la Colombie, ils n’auraient pas marqué trois goals et ça nous aurait bien arrangé !»

On est mal, mais on y croit. Il paraît que c'est comme ça pour tous les équipes organisatrices. Je me suis d'ailleurs trouvé un surnom : Papy Aimé Jürgen !

21.3.07

Qui sera le capitaine d’Unser Nati ?

C’est la grande question que tout le monde se pose en ce moment, moi y compris ! Qui serait le meilleur capitaine pour remplacer ce paria de Vogel ? Logiquement, je devrais choisir Frei, c’est notre buteur, un leader et il compte plus de 50 sélections. Mais voilà, la moitié de l’équipe ne le supporte pas ! Alex Frei, c’est l’arrogance de Lambiel et la sale gueule de Kahn ! Le con te prive de la plus belle victoire de l’histoire du foot suisse contre la France et il n’a même pas la décence de s’excuser, de reconnaître qu’il a fait une erreur en voulant imiter Maradona… Un solitaire puant et arrogant, bref, un vrai centre avant que seul son manager supporte !

Sinon il y a Magnin, le clown, le guignol, le Coluche raté du Gros-de-Vaud que Bouillon n’autoriserait même pas à jouer devant l’entrée de l’Entracte à Denezy… Certains disent que c’est un battant. Je veux bien, il a fait beaucoup de débordements lors des matches de troisième zone à la 88ème minute. Ses pieds plats lui permettent de brosser des balles comme Juninho. Par contre, en 120 minutes contre l’Ukraine, là où j’avais le plus besoin de lui pour faire sauter le verrou, il n’a pas dépassé le milieu de terrain. Si tu avais mis un rideau de soie devant lui, il aurait été incapable de le pousser pour aller voir ce qu’il y avait derrière !


Il y a aussi Müller, le quadruple champion de France… mais soyons honnêtes, pour être capitaine, il faut avoir un minimum d’énergie et d'entrain. Müller c’est la classe naturelle d’accord, mais la discrétion et le bagou de Bernardo, le comparse de Zorro ! Quand Müller gueule dans le vestiaire, on le distingue autant qu’Etienne Daho lors du concert des Restos du Cœur… Et à force de fumer des bongs avec Govou et Wiltord en écoutant Bob Marley, il est devenu aussi mou que Doc Gyneco ! Et franchement, il est encore complètement traumatisé d’avoir perdu Vogel.


Barnetta rêve aussi de porter le brassard… mais il est quand même un peu trop jeune et avec sa tête de junior F, il ne risque pas d’être pris au sérieux, sauf par des scouts de la Vallée de Joux. Strellette, lui, ne rentre même pas en compte : un capitaine ne tire pas la langue quand il fait pipi aux culottes… Je pourrais aussi le donner à Zubi mais un capitaine qui fait une boulette par match, ce n’est pas un exemple. Enfin, il y a Sendoros, le guerrier, l'ambitieux, le pilier de notre défense. Lui il a tout du bon capitaine : il a un mental d’acier, il joue dans un grand club et il est apprécié par le reste de l’équipe. Le seul problème, c’est qu’il est Suisse romand, Genevois et qu'il porte en plus un nom espagnol. Bref, je peux compter sur le Blick et leur ouverture d’esprit de vice-président de l’UDC pour me faire une cabale les 12 prochains mois si je le choisis.

La question est donc compliquée... Tout compte fait, je crois que je vais tenter un choc psychologique : je fais revenir Heinz Hermann et je lui donne le brassard ! Allez, je rigole, je ne suis quand même pas aussi fou que Gilbert Gress ou Artur Jorge !

10.3.07

Vogel et les Welsches, les nouveaux judas

Voilà, j’ai fait mon premier vrai scandale ! On me traitait de mou, de papy, d’entraîneur sans caractère, de gentil nounours… Et ben je leur ai montré, et j’ai surtout prouvé que j’en avais où je pense et que je ne me laisse pas faire ! Je veux bien faire le dos rond un moment, mais ça finit toujours par péter ! J’avais très bien vu les sombres manigances de Vogel, il jouait un petit jeu malsain ces derniers temps. En plus d’être nul sur le terrain, il l’était dans les coulisses où il faisait tout pour déstabiliser ma position. C’est déjà à cause de lui que je ne m’entends plus avec N’Kufo (et regarde dans quelle merde je suis aujourd’hui…), il a voulu que je vire Yakin et j’ai dû négocier trois jours pour faire accepter Vonlanthen ! Bref, Vogel est aussi ouvert d’esprit et accueillant qu'un patron de bar à Bex !

Là où j’ai vraiment compris qu'il voulait ma peau, c'était avant le match contre l’Allemagne : je l’ai surpris en train de faire des messes basses avec le clan des Suisses romands. Dans un coin du vestiaire, Vogel s’adressait à Magnin, Grichting et Margairaz : «Toi Ludo, tu ne feras pas un bon centre du match et aucun débordement ; toi Stéph tu te feras prendre de vitesse sur chaque action et toi Xavier, tu ne feras pas une bonne passe ! Comme ça on est sûrs de perdre et le papy gâteux sera enfin viré !» Eh bien tu sais quoi ? Ces traîtres de Magnin, Grichting et Margairaz ont suivi ses ordres à la lettre ! J’ai bien sûr envie de virer tous les Welsches, mais je ne peux malheureusement pas : les joueurs suisses allemands sont vraiment trop mauvais ! Et ce n’est pas au Tessin que je vais trouver leurs remplaçants…

Bref, je devrai désormais vivre avec tous ces «Russes» qui font des complots derrière mon dos. J’ai bien sûr décidé de virer leur parrain, Vogel. Depuis son passage à Milan, je suis sûr qu’il a des connexions avec la mafia ! Pour preuve, lorsqu’il était à Eindhoven, il regardait toujours des films tels que «Maman j’ai raté l’avion», «Le Roi Lion» ou «Pocahontas», je me rappelle même qu’il avait pris la collection complète des «Chevaliers du Zodiac» lors de l’Euro au Portugal… Etrangement, il regardait «Scarface», «Le Parrain» et «Les Affranchis» depuis qu’il jouait en Italie…

Désormais débarrassé de Johann «Tony Montana» Vogel, ne me reste plus qu’à écarter son bras droit, Patrick «Manny» Müller !

20.2.07

Un après-midi à la Maladière…

Comme tu l’as vu dans les journaux, j’étais à Neuchâtel dimanche après-midi pour l’inauguration de la nouvelle «Miniladière», comme l’a surnommé ironiquement Ludo (tu le connais, il est diplômé à l'école du rire). Gilbert Facchinetti avait mis les petits plats dans les grands pour cette journée historique, il paraît même qu’il avait fait laver son costume trois pièces au pressing pour l’occasion, c’est dire. Parmi les «personnalités» présentes, il y avait notamment Sepp Blatter, Samuel Schmid et... Cindy, la «chanteuse à 3 neurones» (c’est un autre surnom trouvé par Ludo…). Je ne vais pas me moquer, ma femme en est fan. Cuche et Barbezat étaient également invités. Eux je ne les connaissais pas, on m’a dit que c’était des comiques suisses romands, c’est peut-être pour ça qu’ils ne faisaient rire personne. Il y avait aussi Didier Cuche avec sa médaille autour du cou et sa casquette Ovomaltine. Lorsque j’ai voulu le féliciter il a éclaté en sanglots, c’est là que j’ai compris qu’il était encore plus émotif que Strellette.

Avant la rencontre, un apéro était organisé dans une salle flambant neuve. Je ne suis pas une personne difficile mais je dois dire que le vin blanc neuchâtelois qu’ils servaient était imbuvable, j'ai entendu dire que c’était des bouteilles datant des années Gilbert Gress que Facchinetti aurait trouvées par hasard dans l’ancienne Maladière ! Heureusement pour moi et les autres invités, ils servaient également de la Carlsberg à l’apéro. J’ai donc fait honneur à mon sponsor en buvant un pack de 12 à moi tout seul, j’avais très soif et en plus c’était offert. Le revers de la médaille, c’est que je ne tenais plus dans la tribune officielle. J’avais besoin d’aller aux toilettes toutes les quinze minutes… Bref, à la cinquième fois que je me suis levé pour aller au petit coin, mon voisin Sepp Blatter m’a allumé en me disant que j’avais la vessie d’une mouche. Je lui ai rétorqué : «J'ai peut-être la vessie d’une mouche, mais toi, tu as le QI d’une huître !» Tu aurais dû le voir le Blatter, il est devenu tout rouge dans son costume noir et s’est mis à gesticuler dans tous les sens, on aurait dit la mascotte de Neuchâtel Xamax en train de fêter un but !

15.2.07

Café des Sports : bravo Mimi !

Supporter de l'équipe de Suisse, je suis aussi supporter de mon ami Mimi ! Alors j'ai regardé le «Café des Sports» sur la télévision suisse romande hier soir, l’émission de Nicolas Burgy.

Ben il faut reconnaître qu'il s'en est bien sorti le Mimi ! Faut également constater qu'avec le casting qu'il y avait sur le plateau, ce n'était pas très difficile. Délétroz, je ne le connaissais pas celui-là, je savais qu'il racontait beaucoup de conneries à la radio, mais je n'avais pas de visage sur son nom, il ne m'a jamais vraiment marqué. Bref, avec son grain de peau de bibliothécaire, sa chemise PKZ rouge Zysiadis et ses airs de premiers de classe, aucune chance de faire peur à Mimi ! Ce d'autant que ses arguments sont aussi riches qu'un sandwich au jambon des CFF ! Il s'étonnait que nos joueurs ne soient pas motivés à jouer contre l'Allemagne. Il n'a pas compris que l'équipe de Suisse d'aujourd'hui, ce n'est plus le club d'amateurs de Jeandupeux qui jouait le dimanche matin à 10h pour le compte du championnat de Suisse ! Djourou et Senderos jouent trois fois par jour avec Henry, Müller a pris son 100ème petit pont de Juninho en 5 contre 2 à l'entraînement dimanche alors que Frei a planté deux goals au Bayern récemment. Et l'autre débile voudrait qu'ils soient motivés comme des juniors F qui voient Zidane en jouant l'Allemagne un mercredi soir pourri du mois de février…

Bref passons. Il y avait Gilbert Gress aussi. Lui franchement il me fera toujours rire. Il a fini par ranger son manteau de fourrure qu'il étrennait sur les terrains de foot dans les années 80 avec Xamax, par contre les lunettes et son brushing des années soixante, il les porte encore. Le tout assorti à une cravate mauve de Suisse allemand déguisé en marié, t'imagines le tableau. Largement de quoi s'accorder aux nappes de plastique à carreaux du plateau. Mon ami Gilbert, qui me faisait encore des théories il y a trois semaines, a été sélectionneur d'une des plus mauvaises équipes suisses de l'histoire, et il arrive encore à faire le docteur. C'est le seul sélectionneur de l'histoire qui a fait jouer un mauvais latéral du championnat de Suisse ailier gauche avec la Nati, je parle bien sûr de Jeanneret. Comme à l'accoutumée, il nous a même ressassé des anecdotes du Xamax des années 80. Il ne manquait plus que Gilbert Facchinetti pour verser sa larme et Heinz Hermann pour lui offrir un maillot. Mais qu'est-ce qu'il est lourd le Gilbert ! J'essaie de lui expliquer en vain que depuis 1970 et son arrivée à Strasbourg, le foot a changé, et que depuis 20 ans il est passé par au moins 10 clubs sans le moindre succès, mais il arrive toujours à la ramener, incroyable !

Mais le pire de tout, c'était encore von Burg. Alors que Mimi avait fait la différence depuis la cinquième minute, alors que l'on menait 3 - 0 facile, il entre à la 88ème, met deux auto-goals, tacle son propre gardien et provoque un penalty… «Si l'équipe de Suisse ne gagne pas l'Euro mais qu'elle aura fait rêver le peuple suisse et soulever le pays, elle aura quand même quelque part gagné l'Euro». Non mais je me crève à fixer des objectifs incroyables à mon équipe pour qu'un âne censé me soutenir sur un plateau de télé refasse une théorie plus suisse que suisse et que l'on retombe dans nos plus sombres travers.

Bref, moi je veux gagner l'Euro et je le dis haut et fort. Il n'y a qu'en se fixant cet objectif que l'on peut espérer y arriver, n'en déplaise à Pascale Blattner et Jean-François Develey, duo improbable mais complice dimanche dernier, qui auront fini de convaincre Michel Platini de leur pessimisme et de leur maladresse.

9.2.07

Retour sur un naufrage…

ALLEMAGNE - SUISSE 3-1 (2-0)


Le seul point positif de la soirée, c’est que j’ai évité de payer la fondue à toute l’équipe… Pour le reste, ce fut un véritable cauchemar. Si nous avions été bons durant les 30 dernières minutes contre le Brésil, nous avons sombré de la première à la dernière minute à Düsseldorf. Une chose est sure : après notre parodie de match face à l’Ukraine, le football suisse ne s’est pas fait une bonne publicité hier soir en Allemagne. Nos mercenaires de Bundesliga ne devront pas s’étonner s’ils cirent le banc ce week-end…


En raison du forfait de Müller (à force de se faire tourner autour à Troyes dimanche dernier, il avait attrapé un torticolis), je me voyais donc obligé de titulariser Grichting dans l'axe. Je savais que le Valaisan n’était pas un rapide (en particulier dans les couloirs d'un stade de foot…) mais il a dépassé toutes mes «espérances» hier soir… Il était tellement en retard sur chaque action qu’on avait l’impression qu’il jouait la précédente. Paul Gascoigne, au lendemain d’une cuite, aurait réussi à le déborder… Je suis même persuadé que sur un 100 mètres, Richard Dürr lui aurait pris 2 secondes mercredi soir !


Les «jeunes loups» m’ont également beaucoup déçu… Behrami est décidemment plus à l’aise chez le coiffeur que sur un terrain. Et que dire de Margairaz ? Lui qui est si brillant avec le FCZ, n’a quasiment pas donné un bon ballon hier soir… Comme à la Coupe du Monde, Yakin n’est pas capable de jouer plus de 50 minutes… Et je ne te parle même pas de Vogel, à force de regarder les matches sur le banc de touche en Espagne, il se met également à les regarder en étant sur le terrain. Tu lui aurais donné un paquet de chips, une bière et une chaise et il aurait pu être comptabilisé comme le 51’334ème spectateur de la LTU Arena…


Mais le plus malheureux hier, ce fut Philipp Degen, pas forcément à cause de son match (très moyen comme à l'accoutumée) mais parce qu’il a pris un coup de pied en plein dans les bijoux de famille. Certes ils n’ont pas le volume de ceux de Djourou, mais la douleur a quand même été terrible pour le pauvre Philipp… En bon camarade, Grichting lui a prêté une de ses coquilles à la mi-temps. Depuis les événements d’Istanbul, Stéphane a en effet toute une panoplie de protections pour l’entrejambes… Il est devenu tellement parano qu’il en met même sous la douche ! Bref, c’est une soirée à oublier sur toute la ligne… Je ne sais plus quoi faire pour redonner confiance à mes joueurs, j’hésite presque à demander à Pierre Benoît de nous re-organiser un match contre le Liechtenstein ou le Venezuela…


Ami lecteur, j'ai la tête remplie de questions et suis en soucis. L'heure est grave et ni Derrick, ni la soupe à la courge de ma femme ne vont me détendre…

7.2.07

Avant Allemagne - Suisse...

Ce soir nous allons tenter de battre nos «amis» allemands, ceux que nous baptisons les «poètes d’outre-Rhin» : si on y arrive, ce sera une première depuis 50 ans ! Mais entre nous, je n’y crois pas trop... J’ai d’ailleurs demandé aux gars d’éviter d’en prendre plus que trois... Si on en prend que deux je paie la fondue et si on en prend qu’un je leur ai promis de les emmener au Carnaval, c'est la période ! Et si on en prend aucun ? Ce n’est pas possible, faut pas déconner ! Avec Coltorti et Benaglio aux buts, Grichting en défense centrale et Degen en latéral, ce n’est footballistiquement pas possible...

Comme tu le sais mes joueurs ne vont pas très bien. Zubi est sur le point de signer à Xamax (oui oui en Challenge League...), Vogel n’a plus joué un match depuis la rencontre amicale contre le Brésil, Gygi joue désormais à Metz (oui oui... en Ligue 2), Wicky et Müller sont indisponibles (ça c’est peut-être une bonne nouvelle...), Spycher est... Spycher, Magnin joue tous les tremblements de terre et Behrami est au chômage technique, le Calcio est suspendu... Bref, la situation est critique. Bien sûr, je peux compter sur les valeurs sures : Frei, Barnetta et Senderos mais voilà, «trois valeurs sures» pour une équipe qui veut devenir championne d’Europe en 2008, c’est une misère !

Et puis évidemment, j'ai toujours ce problème du deuxième attaquant à côté de Frei, c'est la cata... La presse me saoule de nouveau avec N’Kufo qui marque but sur but dans le championnat des Pays-Bas. Ce que les journalistes ne comprennent pas, c'est que Blaise est autant apprécié dans l'équipe qu'une descente de CRS en banlieue parisienne. Même Yakin ne le veut pas dans sa chambre, il préfère dormir tout seul ou avec le responsable des maillots. C'est dû à un mauvais gag la dernière fois que je l'ai convoqué. Ludo avait décidé de le bizuter en remplissant sa soupe de laxatif. Blaise avait passé la sieste sur les toilettes avant d’arriver en retard dans le vestiaire pour l'entraînement, avec une moue significative, et s’est mis à hurler : «Y'en a vraiment ici qui veulent me faire chier !» Ludo s'est roulé par terre tellement il rigolait...

Blaise
a claqué la porte en jetant son short sale à la gueule de Vogel ! Depuis ce jour, Vogel ne veut plus entendre parler de lui. Bref, c'est un malentendu et je pensais en avoir fini avec cette histoire. Mais malheureusement je ne suis pas aidé par le destin. Avec une attaque aussi stérile qu'une cours d'école enfantine, c'est normal que les journalistes reviennent à la charge.

1.2.07

Problèmes techniques...

Désolé ami lecteur, je ne t’ai plus écrit depuis trois semaines, mon chien Marius, ma femme et moi sommes en effet en deuil depuis le 16 janvier : ma machine à écrire a rendu l’âme ! Elle qui m’a été si fidèle pendant 40 ans est définitivement «kaputt», il n’y a plus rien à faire pour la sauver. Sa place est désormais au «cimetière», une pièce de notre maison que j’ai baptisée ainsi et où se trouvent également notre vieux lave linge, la machine à coudre Jura de ma femme et la tondeuse à gazon héritée de mon père. Dès lors, il m’était impossible d’écrire mes chroniques hebdomadaires, tu penses bien.

Il fallait tourner la page et suite à l’insistance de ma femme et de Mimi, je me suis décidé à casser ma tirelire et à acheter un ordinateur portable. Tout d’abord, il m’a fallu trouver l’ordinateur de mes rêves. J’ai déjà été très surpris de constater qu’il n’existait pas d’ordinateur portable M-budget… ni chez Otto le soldeur ! Finalement, j’ai trouvé mon bonheur chez InterDiscount : un magnifique PC Acer soldé à 50%. En plus, Windows 98 y est installé gratuitement ; selon Mimi qui s’y connaît bien en informatique, il n’y a rien de mieux sur le marché. Bref, je suis très content de mon achat.

Mimi s’est gentiment proposé à me donner des cours d'informatique (il connaît particulièrement bien le programme Paint), je dois dire qu’il avait une dette morale envers moi : je l’avais initié au lancer du drapeau lors de la Coupe du Monde en Allemagne. Ma foi, il se débrouillait fort bien, en tout cas mieux que Zubi qui n’arrivait jamais à le rattraper...

En tous les cas, heureusement que j'ai Internet pour me divertir un peu. Parce qu'on ne peut pas dire que l'actualité me fasse rêver. Je suis même plutôt inquiet du sort de mes protégés à l'étranger. Si Frei m'a mis du baume au coeur, on ne peut pas dire que le transfert de Vogel et les envies de Magnin soient rassurants. Allez je me laisse un peu de répit au niveau du foot et reviens prochainement te parler de mes plans pour 2007. A vrai dire j'ose à peine te parler des matches amicaux que Pierre Benoît veut organiser... C'est pire que les courses d'école de l'école primaire de Thurgovie...

14.1.07

Vivement que ça reprenne !

Après avoir reçu le Sport Award de meilleur entraîneur suisse de l'année, me voilà élu «Suisse de l'année» ! Ca fait beaucoup, presque trop, je vais commencer à rougir. Mon année 2006 a été certes extraordinaire, mais je ne m'attendais pas à un tel plébiscite. D'un autre côté, quand je vois la liste des nominés pour cette récompense, je ne suis pas vraiment étonné... Je dirais même que ça ne le valorise pas non plus. Lauriane Gilliéron ou Dick Marty… Autant remettre le titre de «Mister Schweiz» à Ludovic Magnin ! Comme Federer n'était pas nominé - il a été sacré en 2003 et on ne peut gagner ce titre qu'une fois - la voie était libre... A ce propos, il faut être très suisse pour inventer un règlement pareil. A croire que c'est Edmond Isoz - le fameux inventeur de la barre qui a pourri le championnat suisse pendant plus de dix ans - qui l'a écrit !

Bref, je me réjouis désormais de la reprise de la Super League. Cette succession de cérémonies, de fêtes et de dîners en costard m'a déjà retourné le ventre, ça va bientôt mettre en péril mon couple (ma femme en a marre de faire le pot de fleurs !) et mon poste de sélectionneur : difficile en effet de penser au foot ces temps-ci. Quand tu passes tes soirées à discuter de maquillage avec la Gilliéron ou à écouter Claude Nobs te narrer ses soirées folles dans son jacuzzi avec Elton John et George Michael, forcément, il est difficile de se concentrer sur le ballon rond et l'Euro 2008 ! Je l'ai donc promis à ma femme : fini ces soirées de gala ! Dès la semaine prochaine, retour dans notre havre de paix avec notre chien Marius et on rattrapera le temps perdu, soit sept épisodes de Derrick !

10.1.07

Mon réveillon chez Bubu...

L’année 2007 a très mal commencé pour moi, j’ai été victime d’une gastro-entérite suite au Nouvel-An chez Bubu. J’ai donc été le roi sans avoir à trouver la fève le jour de l’épiphanie : je suis en effet resté sur le trône pendant une semaine ! Quel enfer... Je dois avouer que si Bubu est le meilleur entraîneur de gardiens que je connaisse, il est aussi à l'aise dans une cuisine que Strellette au point de penalty...

Bubu nous avait promis un repas de réveillon gastronomique, je ne retiendrai de ce repas que la gastro... Pour commencer il voulait nous préparer des huîtres et avait demandé à Gygi de lui ramener trois douzaines de belons de Bretagne. Mais Gygi est parfois un peu dur de l’oreille et avait mal compris : il est donc revenu avec trois douzaines de melons ! Tu aurais dû le voir le Gygi arriver au chalet de Bubu avec ses 36 melons sur la banquette arrière de sa Smart ! Du coup, on s’est farci trois melons chacun pour l’entrée... Je dois avouer qu’on commençait tous à avoir le ventre ballonné. Ensuite la surprise, le plat de résistance : j’étais persuadé qu’il allait nous préparer sa traditionnelle «fondue tiers-tiers-tiers» comme il l’appelle (un tiers de gruyère, un tiers de vacherin et un tiers de kirsch) mais il s’est finalement décidé à nous faire un... couscous ! Je ne sais pas quelle mouche l’a piquée. Mais attention, c’était un couscous à la Bubu, qu’il a d'ailleurs baptisé le «couscous haut valaisan» : les merguez étaient remplacées par des cervelas et la semoule par des röstis ! Et les cuisses de poulet ? Par des pieds de cochon ! Autant te dire qu’on était bien loin du traditionnel couscous tunisien... ça n’a pas manqué : mis à part Bubu qui s’est régalé, on est tous tombés malades !
Bref, certains faisaient sauter les bouchons de champagne et les bombes de Nouvel-An, pendant qu'on se relayait sur les cuvettes des toilettes du chalet. Et essaie de trouver de l'imodium à 1 heure du mat' à Grimentz, autant demander à Degen de trouver la tête de Frei sur un de ses centres...

Une nuit de Nouvel-An au thé chaud et une bouillotte au coin du feu, on a connu plus agité. Mimi a même dû annuler son karaoké. Le pauvre, il avait pourtant préparé pendant deux semaines son costume d'armailli pour entonner le «Ranz des vaches» avec la vidéo de Bernard Romanens en 1977.

27.12.06

Mon Noël et mon Nouvel-An...

Ah les fêtes, j’adore cette période de l’année. C’est l’occasion de se réunir en famille, d’écouter les poèmes des enfants et de partager un moment convivial autour de la dinde (je parle du plat, pas de ma femme).

Je suis d'autant plus content que cette année je ne me suis pas compliqué – ni ruiné – pour les cadeaux. L’ASF avait tellement d’objets invendus ou inutilisés de la dernière Coupe du Monde que j’ai pu en offrir à toute la famille. Mes petits-enfants étaient aux anges lorsqu’ils ont reçu le chapeau Carlsberg et le drapeau en plastique du Crédit Suisse, par contre ma femme s’est un peu vexée quand je lui ai offert l’écharpe de Suisse – Togo.


Ce que je préfère à Noël, c’est la messe de minuit. J’aime vraiment me retrouver en famille le soir du 24 décembre. Nous allons chaque année à la petite église du village pour se recueillir et oublier les malheurs du quotidien, les images tristes que nous voyons chaque jour à la télé : les boulettes de Zubi, les centres de Degen, les penalties de Strellette, les débordements de Ludo, les passes de Cabanas, les dribbles de Wicky…


Quant à Nouvel-An, nous sommes invités au chalet de Bubu à Grimentz, Mimi sera également présent. Pierre Benoît, lui, ne pourra pas venir : il participe chaque année au bal masqué des sapeurs pompiers de son village. Après la soirée «Freddie Mercury» en 2005, le thème en 2006 est «YMCA».


En tout cas, je me réjouis de passer le 31 avec mes amis Bubu et Mimi. Après une année aussi riche que celle nous venons de passer, nous aurons des centaines de souvenirs et d’anecdotes à nous raconter autour du «caquelon des copains», comme on l'appelle. Et on finira la soirée par le traditionnel karaoké de Mimi. Quelle imitation nous a-t-il préparée ? Je t'en parlerai après Nouvel-An !

19.12.06

Sports Awards 2006 : Noël avant l’heure

Comme tu le sais, j’étais aux Sports Awards samedi soir. J’aime bien ces cérémonies, c’est divertissant et ça me change des soirées Derrick à la maison. En plus c’est pratique parce que ce n’est pas loin de chez moi et ça commence à 20h10, nous avons donc pu profiter de notre Voie 7 avec ma femme et évité de payer le train. Ensuite il y a toujours un buffet très copieux après la cérémonie, c’est l’occasion de boire du champagne et de manger du saumon. Pour ma femme et moi qui nous contentons d’habitude de Freixenet et de stick de poissons Findus, c’était Noël avant l’heure.

Ce fut vraiment une belle soirée. J’ai gagné le prix de l’entraîneur suisse de l’année pour la deuxième fois consécutive. Je suis évidemment très heureux d’avoir été récompensé par le public et les spécialistes. Le seul problème, c’est que je n’ai plus de place sur mon étagère : entre mes verres en étain de champion de jass, ma coupe inter-cantonale de hornuss gagnée à Unterwald, mon certificat Jean-Louis du Comptoir Suisse et les trophées de ma femme (elle a gagné trois fois le prix de la plus belle guirlande d’oignons de la foire de Berne), je ne sais pas où mettre ce Sports Award 2006. Quoique sur notre cheminée, entre la miniature du Cervin, l’horloge en coquillages et les écureuils empaillés, il ira très bien.

Cerise sur le gâteau, l’équipe suisse de foot, unser Nati, a remporté le titre de meilleure équipe 2006. Quand tu vois les résultats de nos équipes de ski et de tennis, ce n’était pas une grande surprise… A l’heure de monter sur scène, on ne savait pas qui de moi, Mimi ou Zubi allait faire le discours. Quand Jörg Stiel nous a remis le prix, Zubi nous a lancé d’un ton sec : «Ecoutez j’y vais, laissez-moi faire le speech ! Köbi t’y as déjà eu droit ce soir et toi Mimi tu parles suisse allemand comme tu chantes du Johnny Hallyday, alors j’y vais !» Zubi ne croule pas sous les demandes d’interviews en Angleterre, alors on lui a laissé ce plaisir… Mimi et moi étions nerveux pendant son discours, on avait évidemment peur qu’il nous fasse une boulette, comme il en a l’habitude. Mais Zubi n’a pas merdé, il n’a pas critiqué le Blick ni demandé à un club suisse de l’engager à n’importe quel prix… Il s’est contenté de répéter le discours que lui a préparé Pierre Benoît durant ces trois dernières semaines. Ah ce Pierre Benoît, il n’y a vraiment aucun risque qu’il quitte l'ASF pour se faire engager par le service de presse des Nations Unies : vu qu’il lui faut trois semaines pour préparer le speech d’un joueur de foot pour les Sports Awards, Kofi Annan serait toujours en train d’attendre le premier paragraphe de son discours d’adieu !

10.12.06

Lucien Favre 2 - Gabet Chapuisat 1

Samedi, j'ai suivi le choc au sommet de la Super League entre le FC Zurich et le FC Sion. Bon, un choc devant 11'600 spectateurs et des milliers sièges vides, je ne sais pas si on peut appeler ça un choc. Il faisait certes très froid au Hardturm mais quand même, l'affluence n'était pas à la hauteur de l'affiche, surtout pour le dernier match du président Hotz.

Les retrouvailles entre Lucien Favre et Gabet Chapuisat avaient alimenté la presse de boulevard avant ce match. Malheureusement pour le Blick et Le Matin, il n'y a eu ni coup de boule à la Zizou, ni crachat à la Frei entre les deux hommes. A bientôt 60 ans, Gabet s'est un peu calmé. Il y a encore 10 ans, il aurait sifflé une caisse de blanc en montant sur Zurich et se serait jeté sur Lucien Favre les deux pieds en avant au premier regard ! Histoire de l'envoyer définitivement en chaise roulante, après sa tentative à moitié réussie du 13 septembre 1985... Mais samedi, Gabet était d'un calme olympien et très fair-play. A croire que Constantin l'avait fait piquer par le médecin de l'équipe. Je crois surtout qu'il vit sa nomination à Sion comme une victoire et qu'il prend un réel plaisir à coacher les Valaisans, ça se voit en tout cas.

Zurich a donc gagné 2-1 et prend le large au classement. Force est de constater que le deuxième tour risque d'être aussi intéressant que le championnat de France ou que Suisse - Ukraine... Qu'est-ce que j'ai retenu de ce match ? Zurich est une très belle équipe et Xavier Margairaz sera sûrement notre futur meneur de jeu. Il a du talent, de la fougue... et il sait marquer ! Au contraire de Cabanas... Quant aux joueurs du FC Sion, ils font encore beaucoup trop d'erreurs de jeunesse, normal pour des fillettes me diras-tu. Quand on mène 1-0 avec un joueur de plus sur la pelouse, il faut vraiment être maladroit, inexpérimenté ou les deux pour laisser échapper le match. Ou alors simplement avoir l'arbitre contre soi. Mon ami Lulu ne m'en voudra pas, mais il faut reconnaître que Monsieur Circhetta a, à lui seul, inversé la tendance du match. Oui, le jeu de Zurich était supérieur, mais quelle honte cet arbitrage de cour d'école.

Maintenant j'ai quand même peur pour le pauvre Ahoueya… Faut être sourd des deux oreilles pour ne pas avoir entendu le coup de sifflet. Et connaissant Constantin, il ne va pas lui pardonner son deuxième carton jaune et va très certainement lui réserver le traditionnel «Châtiment de La Bâtiaz» (du nom du Château de Martigny) dès son retour en Valais : une amende, un gage et une humiliation. L'amende sera son salaire mensuel, le gage de bosser une semaine sur l'un de ses chantiers et l'humiliation de chanter «Le vieux pont de bois» de Paul Mac Bonvin sur la tour du Château avec pour seul habit le maillot d'Yvan Quentin ! Crois moi qu’à cette époque de l’année, tu as de quoi rentrer les pieds gelés avec une belle bronchite…

5.12.06

Après les vacances, les questions...

Je suis de retour ami lecteur ! Pardon pour mon silence, je me suis octroyé dix jours de vacances à Reckingen avec ma femme et mon chien Marius. Comme chaque année, nous avons loué l’appartement d’un ami à Reckingen, un petit studio de 30 mètres carré qui me plaît beaucoup. Ma femme trouve qu’on est un peu à l’étroit mais pour moi ça va très bien, il faut savoir se contenter de peu, j’en ai l’habitude avec la Nati.

Ma femme se plaint aussi parce que nous prenons toujours nos vacances annuelles fin novembre, je reconnais que ce n’est pas la meilleure saison pour partir : il n’y a pas de neige, pas de soleil et souvent la grisaille... Par contre au niveau des prix, c’est imbattable. Je ne prends jamais mes vacances en août, durant les Fêtes ou en février, c'est vraiment de l'arnaque... Et Reckingen en novembre, même sans neige et sans soleil, ça gagne à être connu : les deux magasins d’habits de la station font leurs soldes annuelles et il n’y a pas besoin de se battre avec d’autres clients pour profiter des produits à 50% de la Migros. Bref, Reckingen en novembre, c’est mon petit coin de paradis, ce n’est pas pour rien que j’y vais depuis 35 ans... Je ne comprends pas tous ces gens qui préfèrent partir à Majorque, en Thaïlande ou en Martinique alors qu’on est si bien en Suisse, près de nos montagnes et de nos Migros.

Bon, je vais quand même te parler de football et des joueurs suisses à l'étranger. Comme tu le sais ça ne va pas bien pour eux. Les seuls mercenaires qui jouent et qui brillent sont Grichting, Barnetta, Frei (et encore...), N’Kufo et Celestini. Wicky et Spycher jouent aussi mais ça fait longtemps qu’ils ne brillent plus…
Quand je réalise que deux des cinq joueurs que je viens de citer ne sont pas dans la Nati, je me pose des questions. Vu nos problèmes offensifs, j’hésite de plus en plus à sélectionner Blaise N’Kufo. Le problème avec Blaise, c’est qu’il filait des complexes à tous les joueurs sous la douche... Et un Vogel qui joue complexé, c'est pas bon pour l'équipe. Müller a l'habitude à Lyon, mais Vogel lui ne passe pas le cap, ça le bloque. Alors j’ai préféré éviter les conflits et ne pas sélectionner N'Kufo.

Quant à Celestini, il flambe avec Getafe en ce moment, mais malheureusement il est en mauvais terme avec la moitié de l’équipe : quand il était capitaine de l’OM, il a pris tellement la grosse tête que même Frei, Vonlanthen et Yakin passaient pour des modestes à côté. Bref, N'Kufo et Celestini ce sont deux solutions difficilement envisageables ou alors il va falloir que Mimi refasse de la psychologie dans le vestiaire. Quoi ? Tu ne connais pas la psychologie de Mimi ? Faudra que je te raconte ça à l'occase...

23.11.06

Le Muppet Show valaisan

L’actualité du FC Sion en ce moment, c’est Dallas et le Muppet Show réunis ! Dallas pour les querelles de clocher et le Muppet Show pour l’aspect comique ! Quel cinéma !

On a tous tendance à se moquer un peu de Constantin mais heureusement qu'il est là... Qu'est-ce qu'on s'ennuierait sans lui dans cette Super League sans saveur... Personnellement, j’ai toujours apprécié mon ami Christian. Je dois avouer qu’il a toujours été très généreux avec moi. Par exemple, lorsque j’ai sélectionné Regazzoni pour la première fois en équipe suisse, il m’a envoyé une caisse d’Abricotine de Saxon - il paraît que c'est la meilleure - et un DVD des plus beaux matches du FC Sion en Coupe d’Europe. C’était sympathique de sa part mais malheureusement je ne bois que le kirsch de mon ami Hans-Peter, un fermier thurgovien fan de la Nati. Alors j’ai donné les six bouteilles à Bubu qui était évidemment aux anges : il adore tout ce qui est alcoolisé et si possible valaisan ! Quant au DVD des plus grands exploits du FC Sion en Coupe d’Europe, c’est juste dommage qu’il ne durait que cinq minutes... Bref, j'aime bien Constantin. Avec lui, aucune hypocrisie, de la franchise et un sens de l'analyse plutôt fin : il appelle une chèvre une chèvre, Yvan Quentin un agricole, un journaliste du Blick un con et un journaliste de la TSR un incapable ! Et même avec Lehmann il avait vu juste : il le surnommait le «singe mongole».

L’empereur Constantin nous a donc fait un grand coup cette semaine : il a viré Schällibaum pour prendre Gabet Chapuisat ! Déjà, je n’ai jamais réussi à comprendre pourquoi il avait engagé Schällibaum... Le Zurichois est aussi mauvais entraîneur qu’Alain Geiger : il serait capable de faire perdre n’importe quelle équipe d’Europe ! Engager Schällibaum comme entraîneur, c’est une aussi mauvaise idée que de prendre Nelly Wenger comme directrice générale ! D'ailleurs, si Nelly Wenger est capable de faire perdre 30% du chiffre d’affaires à Cailler en 6 mois, Schällibaum a réussi à transformer des vainqueurs de Coupe de Suisse en fillettes dépressives en 46 jours ! Il n’y a qu’à voir Regazzoni : depuis l’arrivée du Schälli, il est méconnaissable, il joue presque aussi mal que Micoud à Bordeaux !

Je félicite donc mon ami Christian pour ce changement d’entraîneur, il était temps. Par contre, j’ai bien peur que Gabet ne fasse pas plus long que son prédécesseur... Le mariage Constantin - Chapuisat a autant de chance de marcher que celui entre Tom Cruise et sa cruche ! Entre un président omnipotent et un entraîneur hystérique, la cohabition va être mouvementée. Je veux bien croire que Constantin devienne vivable, mais que Gabet ferme sa gueule, ça me paraît impossible ! Je donne vraiment peu de chance à ce duo improbable... En tout cas, à défaut de devenir pote avec Constantin ou champion suisse avec Sion, Gabet saura trouver son bonheur en Valais : c'est le pays du Fendant et des apéros ! Et crois-moi que le Gabet n’a jamais craché dans son verre... Ce n'est pas pour rien que Constantin l'a invité dans un carnotzet pour le faire signer ! Je ne crois pas qu'il aurait vraiment apprécié les Bains de Saillon par exemple... Il se murmure même que l’année passée, Constantin aurait engagé Moulin après lui avoir offert un tour de karting au Fun Planet !

Allez, bon courage papy Gabet et à bientôt à la retraite !

17.11.06

Après Suisse - Brésil...

Suisse - Brésil 1-2 (0-2)

Mon premier sentiment après ce Suisse - Brésil, c’est que l’ASF s’est bien fait avoir ! Comme tu le sais, l’ASF a versé 3 millions de francs à la fédération brésilienne pour organiser ce match. L’équipe du Brésil est en effet la plus chère du monde, ce n'est pas difficile à croire quand tu vois le rythme de vie des soi-disant vedettes sud américaines... En trois jours à Bâle, les stars auriverde ont réussi à écumer tous les cabarets et discothèques
de la ville… Il paraît que si Ronaldinho n’a pas été aligné d’entrée, c’est parce que le coach l’a retrouvé en train de batifoler dans le jacuzzi du Hilton à 4 heures du mat ! Et tu connais Ronnie, il ne s’est pas excusé, il a juste souri et s’est mis à danser la samba ! Robinho, lui, s'est tapé toutes les employées de l'hôtel, y compris la femme du patron ! Ce dernier est devenu fou de rage, il a fallu l'intervention de tout le staff brésilien pour le calmer... Bref, quand tu sais que les Brésiliens ont fait la fête non-stop pendant trois jours, tu ne t’étonnes pas qu’ils courraient à peine mercredi soir… Quelle bande de mollassons ! Déjà qu’ils ont de la peine à courir durant les matches officiels, là, ils étaient carrément au ralenti ! Tu leur aurais mis un costard PKZ, une cravate Mickey et des chaussures Spengler Mode et on aurait dit onze fonctionnaires argoviens en train de se traîner un lundi matin pour aller à la machine à café !

Dès lors, notre défaite est vraiment inquiétante… Alors que nous avons préparé ce match comme une finale de Coupe du Monde, nous avons été incapables de battre un Brésil qui jouait à 30% ! Et encore, quand Ronaldinho est entré, ils sont passés de 30 à 15%… Pire que la défaite, c’est la prestation de Zubi qui m’a fait de la peine… Pourtant j’avais tout fait pour qu’il prenne sa retraite après la Coupe du Monde : «Réfléchis bien Zubi, si tu arrêtes maintenant, tu pars la tête haute, en pleine gloire. Dans ton cas, c’est vraiment inespéré !»
Mais Zubi était plus décidé que lors de ses sorties aériennes : «Non Köbi, je veux encore jouer ! Je suis en forme et de toute façon, tu veux prendre qui à ma place ? Benaglio joue tous les tremblements de terre au Portugal, il est même obligé de faire concierge dans son HLM pour arrondir ses fins de mois ! Coltorti a le cerveau de Stefan Lehmann et la vista de Jörg Stiel ! Et ne me parle pas de Vailati, il ne serait même pas capable d’arrêter un penalty tiré par Strellette ! Köbi, je veux jouer jusqu’à 40 ans, je serai le Peter Shilton helvétique !» J’étais bien sûr emprunté… Comment faire comprendre à Zubi que l’heure de la retraite a sonné ? Tant pis, le Blick s’en chargera à ma place…

La seule satisfaction de la soirée, c’est les prestations de Liechsteiner et surtout de Vonlanthen. La «diva» – comme l’appelle Ludo – a été bon dans son poste de milieu droit offensif. Enfin… il a été bon pendant une mi-temps car il a vite «calé» : il ne courait plus après 50 minutes, avait des crampes après une heure et me suppliait de le faire sortir après 70 minutes… Il n’en pouvait plus ! Il faut reconnaître qu’avec Salzburg, il joue centre-avant et quand tu sais qu’il est en moyenne 18 fois hors-jeu par match, tu comprends vite qu’il n’a pas l’habitude de courir… Et le pauvre joue en Autriche, il ne faut pas l’accabler, c’est le championnat le plus lent d’Europe ! C’est tellement lent que Stéphane Henchoz pourrait y jouer attaquant de pointe !


Bref, Vonlanthen doit muscler son jeu, Zubi doit passer chez l’opticien et tous les autres doivent tenter de jouer avec leur club… On est loin du compte... Heureusement, la route est encore longue jusqu’à l'Euro 2008 !

9.11.06

Strellette en état de grâce

C’est la surprise de ces deux dernières journées de Bundesliga, je dirais même la sensation : Strellette a été titularisé lors des matches de Stuttgart contre Aix-la-Chapelle et Hambourg ! Mais le paranormal ne s’arrête pas là : non seulement il a joué, mais en plus il a marqué ! Deux fois !! C’est Spycher qui m’a annoncé la nouvelle au téléphone : «Tu veux une bonne et une très très bonne nouvelle Köbi ? La bonne : Strellette a joué et il a marqué ! La très très bonne : Ludo est toujours sur le banc !» Ah le Spycher, il rêve de jouer contre le Brésil et essaie par n'importe quel moyen de m’influencer. Mais tu me connais, je suis Suisse allemand et j’ai la tête dure. Il n'y a que ma femme qui arrive de temps en temps à me soudoyer. Elle insiste toujours à la Migros pour acheter du foie gras alors que le Parfait est beaucoup moins cher. A force de me supplier toute l'année, je suis quand même obligé de céder pour les fêtes de fin d'année.

Pour en revenir au foot, je ne suis pas étonné du regain de forme de Strellette : je lui avais mis une énorme pression il y a 10 jours : «Si tu continues à chauffer le banc à Stuttgart, je vais convoquer Alexandre Rey à ta place pour le match contre le Brésil !» Strellette est devenu complètement hystérique au bout du fil : «Tu ne peux pas me faire ça Köbi ! J’adore le Brésil ! Je prends des cours de tango depuis l’âge de cinq ans ! Et je suis déjà allé trois fois à Buenos Aires en vacances !» Là je lui ai dit que Buenos Aires était en Argentine... «Mais tu dis n’importe quoi ! Tu le fais exprès pour me déstabiliser ! Köbi, tu es pire que le Blick ! Buenos Aires est la capitale du Brésil, c’est Philipp Degen qui me l’a dit ! Il m’a aussi dit que Maradona et Madonna étaient frère et sœur !» Là je ne savais franchement plus quoi dire, j’ai acquiescé pour ne pas le contrarier, il est à fleur de peau ces temps… Pourtant je pensais que Strellette était bon en géographie, on lui avait même offert une mappe monde pour ses 25 ans, le 18 juin dernier. Lorsqu’il l’avait reçue, il avait cru que c’était un ballon de foot et avait frappé dedans de toutes ses forces ! La mappe monde était arrivée en plein dans l’entrejambes de Grichting ! Le pauvre, sa blessure d’Istanbul venait de cicatriser…

Finalement, je suis venu à la conclusion que si Strellette n’est même pas capable de situer le Brésil sur une carte du monde, ce n’est pas étonnant qu’il ne cadre jamais ses frappes avec la Nati !